L'installation des premières antennes remonte à 1997. Date à laquelle Orange signe un bail avec la commune de Landéda. En 2001, le contrat est révisé. Cette location est consentie pour un
loyer annuel de 1 643 euros et pour une durée minimale de 12 ans. Au moment de l'installation de ces premières antennes, aucune consultation publique, d'ailleurs non obligatoire, n'a lieu.
En 2004, un nouvel opérateur s'installe sur le château d'eau. Le contrat est signé pour 15 ans pour un loyer de 2 275 euros par an. Pas de réunion publique non plus.
Des riverains ont alors des problèmes de santé et n'excluent pas un lien avec ces antennes nouvellement installées dans leur environnement. Ils demandent que des mesures de champ
électromagnétique soient réalisées. En décembre 2005, le CSTB, organisme accrédité Cofrac, se déplace et réalise un certain nombre de mesures à la demande de l'opérateur Bouygues qui paye cette
étude. Page 13 de son rapport il est écrit : « Le champ le plus élevé dans la bande GSM 900à trafixc maximal, dans la cour de l'école J. Signor, 210 Kerivin. Il vaut 1,36 V/m (...) ». A
la demande de la mairie, sollicitée en ce sens par des riverains, le CRIIREM, organisme non financé par les opérateurs mais non habilité Cofrac, se rend sur place et effectue des mesures aux
frais de la commune . 1,70V/m est mesuré dans une autre cour de l'école J. Signor et page 5 de son rapport, le CRIIREM conclut : «Actuellement, il y a lieu de craindre des effets
physiopathologiques».
Lire les conclusions de l'expertise.
Une réunion publique a lieu en mars 2006, à laquelle de nombreuses personnes ont assisté. Au terme de cette réunion, M. le Maire s'engage à demander aux opérateurs de faire un effort et soit de
baisser soit de déplacer les antennes. Il adresse en ce sens un courrier aux opérateurs.
Le collectif est crée et une commission extra-municipale est constituée. Quelques réunions ont lieu. En décembre 2006, la commission rencontre les opérateurs. Ils refusent un abaissement à
0,6V/m, même à l'essai. Ils se disent intéressés par un autre emplacement, mais en supplément de celui du bourg ! Devant la proposition du maire de déplacer les antennes sur un site sécurisé et à
une distance de 500 m de toute habitation (Bel air), ils demandent un délai de réflexion. Malgré les relances, il n'y a aucune réponse.
Des photos des antennes du
château d'ondes et compte-rendu de la réunion du 26 mars 2006 (sur next-up) cliquez ici
En 2007, le collectif s'est mobilisé pour organiser des réunions publiques sur le sujet. Une pétition a circulé parmi la population. Elle a recueilli rapidement la signature de plus de 450
habitants de la commune. Ces opérations, assez largement médiatisées, ont fait réagir la mairie qui s'est à nouveau adressé aux opérateurs. L'un d'entre eux s'est alors déclaré prêt à étudier «
la pérennité » de ses installations. Puis plus rien, si ce n'est un courrier de la mairie aux services préfectoraux, lesquels ont répondu que la France respectait les seuils préconisés par
l'O.M.S., seuils aujourd'hui très critiqués par d'éminents scientifiques. Il y a dix ans, tout le monde, ou presque, disait que le téphone portable était inoffensif.
Cet été, le collectif a décidé de passer à la vitesse supérieure car, si les opérateurs et les pouvoirs publics français restent indifférents, les mise en garde vis-à-vis des antennes de
téléphonie mobile émanent désormais de sources officielles de plus en plus nombreuses, européennes notamment. Bien décidés à ne pas baisser les bras, nous avons
adhéré à l'association "Robin des toits", puis nous avons saisi la commission environnement de la
commune et demandé aux parents d'élèves de l'école de se prononcer sur le sujet.